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mehdibxl Fondateur-Webmaster

 Inscrit le : 18 Mar 2006 Messages : 1155 Localisation : 1000 bruxelles and maroc
 | Sujet: maroc droit de memoire Mer 2 Jan - 19:03 | |
| source : www.lopinion.ma
En recoupant les données de rapports militaires français, récits oraux et correspondances makhzéniennes Un historien marocain raconte la journée du 5 août 1907 Allal Lakhdimi est historien professeur à la Fac de lettres et des sciences humaines de Rabat. Ses recherches portent sur la résistance et la Chaouia, d’où un ouvrage important publié sur la colonisation de la Chaouia et le mouvement de la résistance. Dans cet ouvrage en arabe « Intervention étrangère et résistance, les événement de Casablanca de 1907 » (Editions Afrique Orient), une grande partie est consacrée à Casablanca et aux événements du bombardement de la ville en 1907. Dans l’entretien suivant, il nous donne la version des événements d’après ses recherches fondées, dit-il, sur des recoupements entre données de rapports militaires ou diplomatiques français et des correspondances makhzéniennes. Cette page d’histoire des journées sanglantes de Casablanca n’a cessé d’être écrite avec des explications parfois opposées, surtout en cas d’explications idéologisées. L’historiens essaie de défendre le droit de mémoire sans se défaire de l’objectivité. Il explique que le bombardement de Casablanca et le débarquement font suite à un long processus au terme duquel les Européens ont occupé le terrain économiquement puisque « les céréales, la production des laines, sont devenus propriétés de commerçant européens qui possèdent des dizaines de milliers de cheptels avec leur réseaux de protégés ».
Quelles sont les sources de vos recherche autour des événements de Casablanca ?
Les sources sont nombreuses. Pour ce qui concerne ce qui a été écrit dans les journaux au lendemain des événements ou par des auteurs de mémoires, souvent il s’agit d’écrits qui attirent l’attention mais manquent d’objectivité et de méthode car il y a beaucoup d’écrits qui s’inscrivent dans le cadre de la manipulation de l’opinion publique. Ici il s’agit de l’opinion publique française. Souvent on découvre des sources françaises mais aussi des rapports militaires ou diplomatiques aussi bien français qu’anglais ou allemands. Ce sont des sources importantes qui fournissent des données qu’il faut lire attentivement en recoupant avec d’autres sources notamment marocaines surtout des correspondances makhzeniennes. Quelle l’importance du bombardement de Casablanca ?
Le bombardement de Casablanca en 1907 est un fait important parce que fondateur pour l’histoire moderne de la ville et du Maroc. C’est dans un contexte bien précis que se sont produits ces événements. Ce contexte n’était pas entièrement connu sur le moment. Les événements étaient imbriqués dans un processus colonial lent et donc, officiellement, il fallait voiler la trame avec un halo, ce qui entraîne de la confusion. Cette confusion est demeurée bien longtemps. La recherche en histoire au Maroc a essayé de découvrir si les événements avaient une valeur historique par la richesse de sens qu’on pourrait en sortir. Réponse ?
La réponse est oui et ces événements méritent plus qu’un livre. Quand nous nous sommes engagés profondément dans le sujet, recherche dans les sources diverses et références, nous avons trouvé que ces événements entrent dans le cadre d’un contexte colonial complexe, contexte de guerre colonialiste et intervention militaire européenne, française et espagnole préméditée et bien organisée. Mais ce qui est bizarre dans tout cela, c’est que les Marocains qui étaient considérés comme des inconséquents, c’est-à-dire ne sachant pas ce qui se passe autour d’eux, se sont avérés, au contraire, très conscients de ce qui se passe, ils avaient une parfaite conscience que l’ennemi les guettait embusqué, que le danger du colonialisme menaçait et qu’il fallait l’affronter avec tous les moyens dont on dispose. Qu’est-ce qui vous pousse à dire ça ?
Quand vous chercher dans les sources marocaines et quand on recourt à des récits oraux, on trouve que ces événements avaient des causes qui remontent au moins à l’an 1904, année de l’accord d’Algésiras et l’appropriation par la France du Maroc en raison de la dette contractée par Moulay Abdelaziz. Depuis cette date, les Français ont commencé à essayer d’imposer aux Marocains une forme de Protectorat avant la lettre. Le Maroc, à chaque fois, parvient à glisser entre les doigts et essaie de résister avec les moyens dont il disposait. Le Makhzen n’avait, pour tenir le coup, que la résistance diplomatique et politique. Mais le peuple marocain, sur la plaine de la Chaouia, était armé, les tribus avaient des armes et petits et grands savaient les manier. Bien sûr, souvent des modèles d’armes très anciens mais avec de la bravoure ça devient efficace même pour un ennemi surarmé en matériel ultramoderne. Le Makhzen parfois ou certains de ses fonctionnaires font signe aux dignitaires des tribus pour agir d’une manière ou d’une autre parce que eux, ils sont libres de tout accord ou convention qui les lient les officiels aux forces extérieures. Les événements de 1907 à Casablanca entrent dans ce cadre. Quand les Français ont commencé à imposer le protectorat surtout après l’accord d’Algésiras qui les avait favorisé, notamment à cause de la dette contractée, on remarque qu’ils essaient d’imposer aux autorités centrales marocaines l’application de ce qu’on appelle le contrôle financier. Les contrôleurs financiers français ont assiégé la Douane de Casablanca à côté des Oumanas qui ont pris peur et ont suggéré à leurs amis des tribus de la Chaouia de défendre leur pays. Cette affaire coïncide dans le temps avec le début du fonctionnement de la Compagnie marocaine chargée de travaux de réfection du port. Autre contexte est l’occupation d’Oujda, évènement qui a eu un retentissement considérable.
Un médecin diplomate a été tué à Marrakech le 19 mars 1907 et Oujda est occupée le 29 mars, soit dix jours après. Un vent d’incitation à résister à l’envahisseur était à l’œuvre. Une délégation des tribus est venue pour annoncer que si les Français ne se retirent pas de Casablanca et n’arrêtent pas leur activité au port, les tribus prendront l’initiative d’agir. Officiellement, les autorités locales de la ville ont rapporté l’information aux autorités centrales. Mais les solutions se sont fait attendre. Les tribus ont agi de la manière qu’elles voyaient la meilleure, c’est-à-dire arrêter les activités des français par leur propres mains. Ils ont donc chassé les contrôleurs financiers français et ont suspendu les travaux au port. Au cours de ces interventions, il y a eu des victimes de part et d’autres : des Marocains tués ainsi que des ouvriers européens. Ce fut donc là la prétexte de l’intervention. Il y a eu aussi les travaux de la voie ferrée passée à travers les tombes du cimetière de Sidi Belyout qui a suscité la révolte des habitants... On a fait mention de ça pour monter en épingle la version de la religion et du fanatisme. Des faits avérés existent, la voie ferrée est passée en effet par le cimetière sans respect des tombes. Mais c’est trop simplificateur de faire de ces faits une question de fond. Sur ce chapitre justement, la question de fond c’est que le train a été considéré par les habitants de la Chaouia et les Marocains en général comme un instrument de pénétration des Français, considérés comme des occupants, vers des zones comme Berrechid, Settat et Marrakech. C’est une erreur de sous-estimer la conscience chez les Marocains de cet aspect des choses. Le fait de ne pas respecter les sépultures, peut-être que cela a été un élément mais un élément marginal sans plus, pas principal. Ce qui est par contre bizarre, c’est que certains journaux français et même des écrivains ont considéré que les Marocains sont surpris, effrayé par le sifflement du train. Tous les journaux l’ont écrit et cela été répété comme une vérité. On s’est dit que le peuple a considéré le sifflement du train comme quelque chose de satanique. Pourtant, beaucoup de Marocains allaient en pèlerinage à la Mecque bien avant cette période, avaient entendu la sirène du bateau, avait vu des trains. La réalité c’est comme si on refuse, côté français qu’il y ait une conscience chez les Marocains du danger imminent de l’occupation. Il y avait pourtant une pression forte et claire sur le Makhzen et un peuple qui veut résister. Donc, l’élément capital et déterminant c’est les contrôleurs financiers et, un mouvement de résistance contre la présence française dans la Chaouia couvait et se préparait, d’autant que les Européens et leur protégés avaient main mise sur les richesse céréales, cheptel etc. Qu’en est-il donc du bombardement et du débarquement ? Dans la version qui a circulé, le bombardement est dû à la précipitation d’un officier du croiseur le Galilée stationné devant Casablanca pour défendre les gens du Consulat français contre l’émeute de « bandes de brigands »
La version qui dit que le bombardement avait pour raison de défendre les Français contre des émeutiers ou brigands venus pour piller la ville est fausse. Le bateau bombardier était à Tanger, la coordination de l’opération a été effectuée avec le comte de Saint Teuler chargé des affaires consulaires à Tanger. Ils ont coordonné l’opération, ce qu’on peut appeler une conspiration. Le commandant Ollivier du Galilée a stationné le bateau en position de tir. La question était de savoir comment garantir la sécurité des gens du Consulat en cas de bombardement. C’est pourquoi le Consule français a fait pression sur le gouverneur de la ville, Boubker Ben Bouzid, et sur autorité locale surtout Moulay El Amine, oncle du sultan et commandant de la Mhalla, pour laisser le passage libre et la porte de la ville ouverte pour que les marins soldats français du Galilée puissent passer et aller jusqu’au consulat en vue de le protéger. C’est ce qui a été conclu et exécuté. La porte était ouverte, les sentinelles de l’armée marocaines ont été dispersées sur la route et devant les consulats. Tout était finalement calme après les événements du 30 juillet ayant coûté la vie à des ouvrier européens. Mais ce qui s’est passé c’est que lorsque les marins français ont débarqué le 5 août 1907 à l’aube, ils avaient les consignes de tuer tout Marocain qu’ils rencontrent sur leur chemin. Alors, ils ont tué les Marocains sur la porte de la mer, Bab el Marsa, les sentinelles sur le chemin et 35 soldats marocains qui gardaient le consulat français et qui étaient en train de boire du thé très tôt le matin juste après la prière du Fajr. Quand ils sont enfin entrés au consulat, ils ont dressé le drapeau, signe pour le bateau qu’ils sont parvenus à bon port comme convenu. Et c’est à ce moment-là que le bombardement de la médina, surtout la partie habitée uniquement par les marocains musulmans ou juifs, a commencé. Des feux ont pris dans les nouala (hutte en roseaux). Cela s’est achevé par un carnage pour terroriser aussi bien l’autorité que la population. Le message était donc clair : quiconque s’oppose à l’occupant, il lui en coûtera cher. Mais après le bombardement et contrairement à ce qu’on a attendu, il y a eu l’organisation de la résistance. Des moujahidine sont venus de partout, au-delà de la région de la Chaouia, même de Tafilalet. Le bombardement a concerné toute la médina ?
Sauf le quartier des consulat et des commerçants. Ce sont les quartiers marocains qui furent visés en priorité, ceux qui abritent les ouvriers, artisans, porteurs, maçon, marins etc. Des photos montrent que même le mausolée de Sidi Belyout n’a pas été épargné.
Le bombardement des mausolées, mosquées, Scala cela s’est passé non pas le 5 août mais plutôt les 6 et 7 août quand les moujahidines sont entrés dans les ruelles de la médina pour empêcher le débarquement de milliers de soldats. Le bombardement a commencé le 5 août à l’aube et s’est achevé le 7 dans l’après-midi.
La croiseur le Galilée a commencé le premier et a été soutenu ensuite par trois autres navires de guerre dont un espagnol. Puis une flottille est venue en appui des ports d’Algérie, le 7 août et le bombardement s’est poursuivi. Il s’est achevé le 7 août pour la médina de Casablanca mais s’est poursuivi pour la banlieue de la ville qui continuait à recevoir une pluie d’obus pour repousser la résistance et ratisser les alentours. L’armée française constituée d’environ 3000 soldats n’a pas pu s’éloigner de la ville. Les soldats ont creusé des tranchées autour de la médina et sont restés embusqués comme en résistance. En tout, pendant trois mois l’armée française va essayer de repousser les attaques venant de la plaine. Le général Drude, du fait qu’il a eu des difficultés énormes pour sortir de la banlieue de Casablanca, le gouvernement français l’a changé par un autre général sous prétexte de la détérioration de son état de santé. En réalité, ce changement dans le commandement de l’armée d’occupation provient du fait qu’il n’a pas pu faire avancer ses contingents hors de Casablanca. Toute sortie de la banlieue proche de la ville se soldait par un accrochage. Chaque jour une tribu faisait sa guérilla par des attaques à l’improviste. A ce propos quelles sont les sources ? Il y a les récits oraux et aussi des documents et rapports militaires français de l’armée de terre et la marine. Ici les témoignages sont français et officiels. Quand ils reconnaissent certaines réalités à leur corps défendant, on ne peut pas douter de leur objectivité. A partir de plusieurs documents et rapports militaires sur les mêmes événements, on arrive à rassembler des éléments fiables en procédant à des recoupement pour reconstituer le puzzle. Il ne faut pas oublier aussi les rapport anglais et allemands. Qu’en est-il des statistiques des victimes des bombardements ? Les événements de Casablanca le 5 août ont été à l’orogine du fait qu’au lieu de l’appeler Dar Beida on a appelé la ville Dar Kahla ou Sawda. Dar Kahla parce que ce qui s’est passé est quelque chose d’horrible. L’occupant du moment n’avait pas intérêt à reconnaître les faits parce qu’ils le condamneraient devant l’opinion publique surtout française du moment. On n’a pas oublié à ce propos les écrits de Jean Jaurès sur le journal L’Humanité. _________________ webmester bab al hourria http://beurgay.free.fr et harraga http://zimigri.free.fr blog : http://mehdibxl.skyblog.com 
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|  | | mehdibxl Fondateur-Webmaster

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 | Sujet: Re: maroc droit de memoire Mer 2 Jan - 19:03 | |
| Donc autour des statistiques, il y a comme un confusion entretenue. En août 1907, les habitants de Casablanca étaient plus de 30 milles personnes. Les étrangers étaient au nombre d’environ 1000 personnes. Après les événements, la ville ne comptait plus que quelques centaines d’habitants.
Une ville complètement dépeuplée soudain. Certes, des habitants ont pris la fuite mais ceux qui sont morts dans les bombardements, Dieu seul connait leur nombre. Je vous donne le récit d’un anglais. C’était un avocat à Gibraltar appelé Mitchel. Il a rassemblé des témoignages de réfugiés marocains juifs et musulmans, qui ont fuit les bombardements. Il écrit dans son ouvrage que sur un totale de 30 mille habitants, la ville de Casablanca ne comptait plus que quelques centaines de personnes précisant qu’un grand nombre d’enfants et de femmes, d’hommes furent tués mais sans préciser le nombre. Si on essaie de chercher dans les estimations du nombre des morts on se rend compte que dans des documents marocains sous, le règne de Moulay Hafid, on parle de 7 mille morts. Le version officielle française parle, elle, d’environ 1.500 morts à Casablanca. Des historiens comme Charles André Julien parlent d’une estimation de 1500 à 3000 morts. Mais la réalité est peut-être davantage. Pourquoi ? Où sont les preuves ? Georges Bourdon, un journaliste français dans son livre « Ce que j’ai vu à Casablanca », ouvrage sorti en 1908, relate ce qui s’est passé dans le Sour Jdid qui se trouve à l’ouest de la ville. Le Sour Jdid, prolongement de la médina, avait été construit par Hassan 1er pour les Européens, mais ils avaient refusé de s’y installer sous prétexte qu’il est éloigné du port. Finalement ce lieu est devenu lieu de campement de soldats marocains et l’on y étalait les peaux pour les faire sécher. En concertation entre le consul français et le khalifa du sultan Moulay El Amine, il a été décidé que les habitants rescapés des premiers bombardements s’y réfugient ainsi que les soldats marocains pour éviter les bombes. Georges Bourdon relate que les bombes ont été dirigées vers les gens réfugiés dans le Sour Jdid transformé ainsi en immense charnier. Le journaliste raconte qu’il avait été guidé par un citoyen français horrifié par ce qui s’était passé pour lui montrer l’affreux carnage des habitants des derbs Tnaker et el Afia réfugiés au Sour. Il a décrit le spectacle macabre insoutenable. Il a comparé le lieu avec la bataille de Salammbô de l’époque romaine. Il a décrit une femme morte éventrée penchée sur son enfants mort, des soldats aux têtes déchiquetées. La violence de ces spectacles montre que ce qui était visé c’est de faire le maximum pour terroriser afin de réduire à néant toute opposition ou résistance.
Suite au bombardement et après que les combattants de la résistance furent repoussés, des tranchées, comme dit plus haut, furent creusées autour de la ville. L’armée d’occupation y est restée embusquée pendant des jours en constante alerte. La presse française a dénoncé et brocardé copieusement cette armée de trois milles soldats surarmés en artillerie, bien équipés et bien entraînés comme machines à tuer mais incapables de quitter leurs tranchées face à un ennemi sous-équipé sinon avec généralement de vieux fusils. Les soldats dans les tranchées tiraient sur tout ce qui bougeait. On a trouvé des cadavres d’hommes de la plaine ou des chevaux criblés de balles comme des passoires selon des témoignages oraux avec des dizaines de balle pour tuer un seul homme ou une seule bête. On mitraillait à tirs bien nourris sans compter, comme si on avait peur que l’ennemi se relève. De l’autre côté, on remarque, grâce à ces constats, le courage et la bravoure des gens de la Chaouia. Que va-t-il se passer en 1908 ? Les choses vont changer car le gouvernement français allait remplacer le commandement de l’armée avec un nouveau général et trois colonels. Au début du débarquement, on disait que le bombardement de Casablanca suffirait car on prétendait qu’il n’y a pas de résistance et qu’il ne s’agit que de brigands. Mais par la suite on a été contraint de reconnaître qu’il y a de l’autre côté un peuple qui résiste et rejette l’occupation pour défendre son territoire. Donc, début 1908, le général Drude est relevé de ses fonctions pour être remplacé par le général D’Amade avec augmentation du nombre de soldats à 16 mille prêts à décimer la plaine…
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Court extrait du livre « Ce que j’ai vu à Casablanca » de Georges Bourdon qui raconte la vision du charnier du Sour Jdid :
"Ce que j’ai vu est indescriptible. C’est une boucherie des plus horribles, que l’on puisse imaginer. Souvenez-vous du camp des mercenaires dans " Salammbô", imaginez les cadavres jonchant le sol, les mouches qui se bousculent, pour trouver un endroit sur les corps, les odeurs nauséabondes des cadavres ? Oui je les ai vus et sentis. Après le déluge des bombes de l’escadrille, c’est au tour des légionnaires de débarquer, pour terminer le travail. Ils ont semé la terreur au sein des populations qui n’ont pu fuir, un massacre collectif des marocains musulmans et juifs s’en suivit, une vraie razzia sur les personnes et les biens pris dans la tournure d’un carnage !" _________________ webmester bab al hourria http://beurgay.free.fr et harraga http://zimigri.free.fr blog : http://mehdibxl.skyblog.com  |
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