akenaton posteur commodore


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| Sujet: The Queen Mer 18 Oct - 10:03 | |
| The Queen", pied de nez de Frears à la monarchie britannique, sort mercredi AFP 16.10.2006 - 12:34
"The Queen" de Stephen Frears, portrait au vitriol d'une famille royale cynique et déconnectée des réalités après la mort tragique de la princesse Diana, sort mercredi en France après avoir fait sensation au festival de Venise, qui l'a couronné du prix d'interprétation féminine.
Eté 1997. La populaire princesse de Galles, Lady Diana, meurt brutalement dans un accident de voiture à Paris, après avoir été prise en chasse par des paparazzi: la nouvelle surprend la famille royale en pleine nuit.
La reine Elizabeth II - Helen Mirren, Coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine à Venise 2006 -, tirée de son sommeil, convoque sur le champ un conseil de famille, qu'elle dirige d'un ton péremptoire... en robe de chambre rose, une bouillotte dans les bras.
Le prince Charles, incarné par Alex Jennings, bien que divorcé de Diana, est ravagé par la douleur.
Il est bien le seul. Les autres membres de la famille royale ont les yeux secs et le verbe lapidaire: "Diana ? Qu'est-ce qu'elle a encore fait ?", lâche le père de Charles, le prince Philip, joué par James Cromwell, qui redoute de nouvelles frasques de la jeune femme, idole des magazines people. "Elle est encore plus empoisonnante morte que vivante !", lancera sa tante, furieuse de devoir écourter ses vacances, en guise d'oraison funèbre.
Le verdict tombe: le deuil et les funérailles de l'ex-épouse de l'héritier de la Couronne britannique sont une affaire strictement privée, estime Elizabeth II, une décision dictée par le protocole, mais aussitôt rejetée par une opinion publique bouleversée par le décès.
"Show us you care" (Montrez-nous votre émotion), aboient alors les tabloïds.
De son côté, Tony Blair, fringant premier ministre travailliste fraîchement élu après 18 ans de pouvoir conservateur, comprend, à la marée de fleurs déposées par des anonymes devant les grilles de Buckingham palace, la monstrueuse erreur de communication de la reine.
S'inspirant de biographies, d'archives et de témoignages de l'entourage, Frears et son scénariste Peter Morgan ont brossé un portrait acerbe, voire acide, d'une famille royale au coeur sec et aux pratiques démodées.
Frears s'amuse à faire naître un contraste saisissant entre le monde figé et compassé des Windsor, saisis dans l'intimité du château de Balmoral, en Ecosse, et celui, débraillé et moderne, du remuant ménage des Blair, qui ont de jeunes enfants.
Clichés, interviews de Diana et extraits de journaux télévisés montrant des anonymes en pleurs se mêlent naturellement à la fiction, conférant au récit des accents réalistes.
"The Queen" doit beaucoup à l'interprétation toute en nuances de la comédienne de théâtre Helen Mirren qui laisse deviner, sous la raideur de la reine, les sacrifices consentis par une femme promise à un grand destin quand elle n'était encore qu'une toute jeune fille.
"La reine est entrée dans ma conscience en 1947, quand elle était encore la princesse Elisabeth, elle habite ma conscience depuis 60 ans, plus longtemps que ma femme ou qui que ce soit d'autre", avait confié avec un large sourire Stephen Frears, né en juin 1941, à Venise. |
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