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Les homos des quartiers sans droit de cité

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mehdibxl
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MessageSujet: Les homos des quartiers sans droit de cité   Mar 1 Juil - 12:23

dossier de l'humanité :

Les homos des quartiers sans droit de cité

Discriminations . L’homophobie dans les banlieues s’exprime
« avec plus de violence qu’ailleurs » (1). Loin des drag queens et de la techno,
notre enquête dans les quartiers populaires.

Jim observe, assis sur une rambarde, suivant du regard le ballet black,
blanc, beur qui défile. La nuit tombée, entre Aubervilliers et La Villette, à
l’abri de la circulation, mais pas des regards des promeneurs nocturnes, les
berges du canal Saint-Denis se transforment en lieu de drague gay. Un point de
rencontre particulièrement fréquenté par les jeunes des quartiers riverains,
qu’ils soient en Seine-Saint-Denis ou dans le Nord-Est parisien.
Survet’-casquette-baskets, bou- bous ou tenues plus classiques, tous les styles
se croisent, s’abordent, s’enlacent. Quand on est homo de l’autre côté du
périphérique ou dans un quartier dit sensible, mieux vaut ne pas s’en vanter,
voire s’en cacher.
Antony n’habite pas ce qu’on appelle une cité. À vingt ans, il vit chez ses
parents, à Varennes-sur-Seine, en Seine-et-Marne. « Si tu te montres, ça craint.
Je ne tiens pas mon copain par la main, témoigne ce DJ. Il y a trois ans, je
l’ai dit à un ami qui l’a répété. Je me suis fait agresser par des adolescents.
Il y a des gens qui ont coupé les ponts avec moi quand ils ont su que j’étais
gay. Ce sont les jeunes et les personnes âgées qui nous acceptent le moins.
C’est encore plus difficile pour les Noirs et les Beurs », précise le jeune
homme, qui « met de l’argent de côté pour se rapprocher un jour de Paris ».
« Je fais tout pour passer inaperçu »
À seulement dix-neuf ans, Karim Hammour, lui, a déjà franchi le pas.
Originaire des Yvelines, il habite à présent le deuxième arrondissement de la
capitale. « Quand je retourne en banlieue, je m’habille, je parle, je marche
différemment. Je fais tout pour passer inaperçu, raconte cet étudiant à la
Sorbonne. Le poids familial est énorme. Certains parents, s’ils l’apprennent, ne
veulent plus jamais en entendre parler. La religion n’est qu’un prétexte, car
l’homosexualité n’est pas clairement réprimée dans le Coran. D’ailleurs, pendant
mes vacances en Algérie, je me suis rendu compte que l’homosexualité était
présente partout. »
Pour Karim, le tabou vient non seulement de « l’ignorance », de « l’amalgame
par la génération précédente entre l’homosexualité et le sida », mais aussi de
« l’absence de modèle masculin populaire auquel on pourrait se référer. On sait
qu’on est différent mais on ne sait pas si on est seul. Il y a des homos qui
peuvent refouler au point de devenir homophobe », affirme-t-il.
Dans ces quartiers, les lieux de rencontre entre gays sont inexistants. « On
a trop peur d’être surpris, ce qui entraînerait des expéditions punitives. »
Trouver l’âme soeur est donc quasiment impossible. Restent les chats sur
Internet mais la solution la plus viable est de rejoindre Paris, considéré comme
un refuge et le Marais comme l’Eldorado. « Là-bas, je m’en fous », se réjouit
Antony. « Je ne me cache plus du tout », confirme Karim. Slimane, lui, est
discret par nature. À vingt-huit ans, il a retrouvé une sérénité. À sa majorité,
il quitte Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise) pour s’installer à Paris, où il reste
neuf années. « Je ne m’épanouissais pas. Ou je m’enterrais ou je tentais
l’aventure. Cela m’a permis de construire ma personnalité », confie-t-il.
Aujourd’hui, Slimane est retourné vivre en banlieue. À Rosny-sous-Bois, en
Seine-Saint-Denis. Qui plus est en couple. « Mais si j’avais été trop efféminé,
je ne l’aurais pas fait. Cela aurait été trop dangereux. On apprend à se
préserver car on ne peut pas se révolter contre un groupe. Il faut l’accepter. »
Pour les sorties, en revanche, la capitale reste son lieu de prédilection. « Je
me sens plus libre. » Il pourrait aussi s’y réinstaller, avec son compagnon.
« Ce sera quand même plus simple. » Travaillant dans l’immobilier, Slimane a
aussi des talents d’acteur. Il a tourné dans deux films, dont un qui n’est pas
sans lien avec sa vie. Beurs appart raconte en effet l’histoire de jeunes gays
de banlieue qui se retrouvent dans l’appartement parisien d’un ami pour vivre
leur sexualité. Dans cette fiction, Slimane joue le rôle du Parisien… mais il
est hétérosexuel !
« peur de se faire traiter de pédé »
Paris l’eldorado, mais aussi Paris le refuge. Comme l’a constaté Alice Guéna,
présidente du MAG (2), association de jeunes LGBT, situé dans le 20e
arrondissement, mais qui intervient régulièrement dans des établissements
scolaires de banlieue : « Certaines personnes passent dans notre local pour se
changer, parce qu’ils ont peur de se faire traiter de pédé. C’est une insulte
banalisée liée au machisme. En milieu scolaire, l’homosexualité est complètement
néantisée. Les homophobes font en sorte de ne pas être confrontés à la question.
Pour eux, il n’y pas d’homosexuels. Ou alors, c’est un truc de Blanc, car on ne
peut pas être homo et noir ou homo et musulman. Il y a pourtant d’autres
interdits qui ne sont pas respectés, comme l’alcool et le sexe avant le mariage,
mais ces écarts-là ne font pas, à leurs yeux, des mauvais musulmans. »
Ne pas tomber dans la stigmatisation
Mais la responsable associative refuse de tomber dans la stigmatisation. « On
ne peut pas déterminer à l’avance si une personne sera homophobe en fonction de
son milieu socioculturel ou de sa situation économique. Il y a beaucoup
d’ignorance. Avec de la pédagogie, on peut calmer les tensions. Si
l’homosexualité était plus visible, avec une meilleure représentation à la télé
par exemple, il y aurait moins de préjugés. Il faut un culot monstre pour
s’assumer. En tant qu’association, on ne donne pas de consignes, on encourage
seulement les personnes à se protéger. Ce serait génial qu’un mouvement homo
émerge des banlieues. Pour l’instant, ils ne pensent pas pouvoir faire changer
les choses dans leurs quartiers », analyse Alice Guéna.
En Seine-Saint-Denis, le conseil général, à l’initiative de l’ancienne
présidence communiste, a pris les devant en créant, en décembre 2006, un réseau
d’aide et d’action pour lutter contre toutes les discriminations. L’Espace 93
pour l’égalité des droits rassemble des associations locales et nationales, des
centres sociaux et des organisations d’aide aux familles. Devant le besoin
évident de sensibilisation des milieux populaires à la question de l’identité
sexuelle, un engagement des pouvoirs publics est devenu plus qu’urgent.
(1) Selon le rapport 2006 de SOS Homophobie.

source : www.humanite.fr
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MessageSujet: Re: Les homos des quartiers sans droit de cité   Dim 20 Juil - 2:40

Hey!

Tout d'habord, je trouve cet article très intéressant, c'est un sujet assez complexe où on ne sait pas vraiment par où commencer je dirais. Il y a tellement de facteurs qui s'accumulent et rentrent en jeux... J'avais déjà lu ou vu des des choses sur le sujet et j'ai toujours ressenti un pincement au coeur. Je suis en banlieue et j'ai surtout découvert au collège ce qu'était vraiment l'homophobie, mais je ne vis pas dans une cité et mon entourage est ouvert donc une fois arrivé au lycée il n'y a plus eu aucun problème. Mais quand je pense à ces jeunes qui sont dans ce carcan, jouant un rôle à la limite de la schizofrénie envers leur entourage pour se protéger, je trouve ça incroyable, je ne sais pas comment ils font pour tenir le coup à vrai dire...
J'ai toujours trouvé que la cité fonctionnait un peu comme une dictature au sein de notre démocratie dans le sens où les jeunes des cités sont régis par d'autres codes. j'ai l'impression que se sont d'autres pays, des sortes de "petits bouts d'Afrique" où la pensé des parents prend le dessus sur une pensé plus moderne et plus libre. Comment les jeunes homo peuvent-ils alors s'accepter alors que les aspirations de leurs origines et leur nationnalité rentrent en contradiction? Ils sont déchirés entre les droits dont ils bénéficient en tant que français et la pensé à l'intérieur de la cité. C'est dommage de se dire qu'on ne peut pas profiter du fait qu'ici l'homosexualité n'est pas un crime alors qu'au maghreb elle est réprimée. Au final, pour eux cela revient au même.. Heureusement qu'il existe pour eux une échappatoire, c'est vrai. Je semble un peu pessimiste peut être et je ne sais pas si je suis assez clair, mais en gros je pense qu'à la base les cités sont un environnement hostile parce qu'elles sont délaissées et que les droits ne parviennent pas jusque là. Et je trouve ça bien qu'en ce moment il y ait de plus en plus de campagnes de sensibilisation sur des problèmes comme l'homosexualité pour essayer d'enlever cette barrière machiste et traditionnaliste.
En tout cas j'encourage tous les homo qui vivent cette situation car ils sont déjà très courageux de résister à tout ça et ne baissez pas les bras, il y aura toujours une oreille attentive et des gens pour vous aider!
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MessageSujet: Re: Les homos des quartiers sans droit de cité   Lun 21 Juil - 12:16

Ces jeunes mâles des cités me font penser à ceux des prisons qui se sentent aussi obligés d'être homophobes. Crying or Very sad
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MessageSujet: sujet intéressant...   Lun 28 Juil - 0:58

Mais vous êtes tous au bled ou quoi ?Evil or Very Mad
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mehdibxl
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MessageSujet: Re: Les homos des quartiers sans droit de cité   Lun 28 Juil - 10:42

musique a écrit:
Mais vous êtes tous au bled ou quoi ?Evil or Very Mad


jc po ce ki se passe mais depuis debut juin le forum c le désert du kalahari , enfin au niveau des post
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