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on danse a Londre pour une cause grave

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lili63
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MessageSujet: on danse a Londre pour une cause grave   Ven 16 Mai - 12:34

ciao

je ne sias pas si larticle est deja sur le forum
jai pu me tromper . si cest le cas vous leffacerez pour ne pas faire doublon.
moi je lai trouvé sur

http://www.noghetto.org/spip.php?article148 (souce citée)


A Londres, des soirées de soutien sont organisées en faveur des gays irakiens. Rencontre avec des demandeurs d’asile obligés de fuir leur pays à cause de leur homosexualité.



La lumière est tamisée, l’air exhale de forts parfums de bière, l’ambiance est celle d’un lieu underground à la mode. Un homme aux larges épaules, en T-shirt moulant, flirte avec un convive sexy, tandis que la file d’attente s’allonge devant les toilettes : des couples et des trios attendent leur tour pour un moment d’intimité. Ça ressemble à une soirée est-londonienne classique, dans le quartier queer. Ce n’est pas pourtant une fête comme les autres, mais une opération de collecte de fonds pour les demandeurs d’asile irakiens de la communauté lesbienne, gay, bisexuelle et transsexuelle (LGBT), qui ne fuient pas seulement la guerre et la misère…



« Je suis venu à bord d’un camion, depuis la Turquie. Je n’ai pas compté les jours passés à rouler. Quand le chauffeur s’est finalement arrêté, j’ai demandé où nous étions : en Angleterre ! Je ne savais même pas placer ce pays sur une carte. » Saïd, 31 ans, originaire du centre de l’Irak, est arrivé à Londres en mai dernier. Et s’est déjà vu refuser le statut de réfugié : « Je ne savais pas comment l’Angleterre traitait les demandes d’asile, raconte-t-il. Je savais juste que je devais fuir. » Après avoir traversé la Syrie, Saïd arrive en Turquie et confie son passeport à une « agence » frauduleuse, pour 9000 dollars – toute sa fortune. « C’était le seul moyen. Toute ma vie, j’ai caché mon homosexualité. J’en suis conscient depuis mon plus jeune âge mais, chez moi, on ne peut parler de ces choses-là. Sinon, on finit assassiné, pour conduite honteuse, par les extrêmistes... »



Le frère de Saïd travaille pour le gouvernement. L’an dernier, ses proches ont reçu des menaces d’organisations terroristes. « Nous devions quitter le pays. Mes soeurs ne voulaient pas. Au bout de quelques jours, mon oncle a proposé de nous aider à rester en Irak. “Tu dois te marier”, m’a-t-il dit. J’ai refusé. “Pourquoi, tu es malade ? a-t-il répondu. Je peux te trouver un médecin”. J’ai avoué que je n’étais pas attiré par les femmes. Il s’est mis en colère, et m’a menacé : “Si je te revois, je te tue. Et je dirai à tout le monde pourquoi”. » Trois jours plus tard, Said quittait l’Irak.



Octobre 2005 : deux ans et demi après l’invasion des Etats-Unis, le leader spirituel chiite irakien, l’ayatollah Ali al-Sistani, lance une fatwa appelant à tuer les homosexuels « de la façon la plus cruelle et la plus sévère ». Début 2008, sept homosexuels et trois transsexuels disparaissent en Irak. Hypothèse communément admise : kidnappés par des « escadrons de la mort ». Même si la fatwa d’Al-Sistani est partiellement annulée depuis 2006, suite à une longue campagne de la communauté gay, lesbienne, bisexuelle et transsexuelle, la menace qui pèse sur ses membres s’est intensifiée.

Dans la rue où habite Saïd, un voisin gay a été tué par sa famille, qui avait découvert son homosexualité. « J’ai eu peur », raconte le jeune homme. Au point de mentir devant la commission de demande d’asile : interrogé par un examinateur irakien, Saïd n’a pas osé évoquer sa sexualité comme la vraie raison de son départ. « Je n’en parle pas aux gens de ma communauté. Il peut y avoir des indiscrétions, je ne veux pas que ma famille l’apprenne ». Saïd a été envoyé en Ecosse, où le gouvernement met à sa disposition une chambre et 41 £ par semaine ; il ne peut ni travailler ni imaginer son futur au Royaume-Uni – pas tant qu’on ne lui en aura pas donné l’autorisation. Pour sa deuxième demande d’asile, il sait qu’il devra dire toute la vérité. « J’ai besoin de cette permission. Je me tuerais plutôt que de retourner en Irak. C’est mieux que d’être tué par eux. »



Les soirées londoniennes servent à financer cinq « maisons sûres » pour homosexuels, lesbiennes, bisexuels et transsexuels en Irak. Les bâtiments sont protégés par des services de sécurité privés, les résidents y sont nourris et logés. « A partir du moment où l’on se dit ouvertement homosexuel, on ne peut plus vivre chez soi. Ces maisons sont les seuls endroits où l’on est en sécurité », explique Ali Hili, demandeur d’asile, créateur de l’association de la communauté LGBT irakienne, qui gère ces lieux et aide leurs résidents à fuir vers d’autres pays, quand c’est possible. « Nous avons dû fermer trois maisons dernièrement, par manque d’argent ». 37 personnes vivent dans les deux autres. Total des dons récoltés ces deux derniers mois : seulement 300£ - moins d’un cinquième du budget mensuel nécessaire à la survie d’une maison. « L’idéal serait de les aider à quitter l’Irak, affirme Ali. Les maisons sûres ne sont pas une solution à long terme. Mais nous n’avons pas les moyens d’obtenir les autorisations du gouvernement irakien, payer le voyage et les frais de la vie à l’étranger... Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir. »

Certains joyeux fêtards ne savent pas pour quelle cause ils dansent ce soir. « Les gens d’ici organisent toujours de chouettes fêtes,dit Amanda Avis, une bouteille de vin à la main. Je ne connais pas le thème de celle-ci, mais je présume que c’est pour une bonne cause. Les soirées sont un bon moyen d’aider les autres. » L’activiste Tal Rubin n’y voit pas d’inconvénient : « Il y a quelque chose d’un peu ironique dans le fait que des gens dansent, ici, pour soutenir ceux qui souffrent là-bas. Mais ça ne change rien au fait qu’ils ont vraiment envie d’aider. » Elisha Lim, organisatrice de soirées : « Il y a un sentiment de solidarité dans la communauté gay. Même si parfois, tout devient affaire de mode. » Un altruisme tout londonien, pensent certains, où le militantisme n’est qu’un prétexte pour faire la fête... « Les membres de la communauté gay doivent aider tous ceux qui souffrent à cause de leur homosexualité, ici ou en Irak, conclut Alberta Mann, transsexuel né à Londres. Nous aussi avons connu des difficultés dans cette société. Citoyens britanniques ou pas, certains d’entre nous seront toujours des demandeurs d’asile. »

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MessageSujet: Re: on danse a Londre pour une cause grave   Ven 16 Mai - 14:51

bonne initiative, le malheur est que ya beaucoups de faux homo qui font ça pour avoir le soutien des associations homo j'en connais quelques uns qui sont passé par l'ardhis à paris.
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on danse a Londre pour une cause grave

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