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Musique : Malek

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mehdibxl
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MessageSujet: Musique : Malek   Mer 29 Aoû - 12:56

Malek est un grand artiste. Enfin, un grand artiste qui se fait tant de rêve. "Non je ne suis pas en période d’hibernation", dit Malek. "Je réponds toujours présent quand je suis suscité", précise lui-même.


Le chanteur marocain Malek revient avec force dans le monde de la chanson marocaine. Il devra produire un nouvel album dans les mois qui viennent. Malek qualifie son parcours de "classique". Au début de sa carrière, il a écrit des poèmes avant de découvrir le charme de la guitare. Son bac en poche, Malek part suivre des études de Droit en France, plus précisément à Montpellier. Il y rencontrera des artistes de grand talent. A Paris, il se produit dans un restaurant, carrefour des artistes. C’est l’époque des cafés-théâtres. C’était aussi l’occasion pour Malek de tisser des contacts professionnels. Ce qui lui permis de réaliser un premier album.
Au Maroc, Malek a chanté "La Mal-vie". Mais, c’est surtout "Je chante" qui lui a donné envie de se réinstaller chez lui. En 1991, Malek a en effet déménagé à Casablanca.
En 1996, il chante "Bara’a". Ce tube est produit par 2M pour le compte de l’UNICEF Maroc. C’était à l’occasion de la journée internationale de la radio et de la télévision en faveur de l’enfance. "Bara’a" a regroupé plusieurs artistes qui ont bénévolement prêté leurs voix et leur talent. Il s’agit notamment de Sanaa Kadmiri, Sidonie, Saïda Fikri, Nouri, Sofia, Hakim Saïssi, Jauk Armal, Mounsef Adyel, Jean-Daniel Vitalis, une chorale d’enfants ainsi que Saïd Mosker. Ce dernier a co-écrit la chanson qui sera couronnée par un prix aux "International Emmy Awards". Ce ne sera pas l’unique succès. Il y a eu également "Asrar" et "Ma Bka Lina Amal", chantées en duo avec un ami de longue date, Hamid Bouchnak. Après "Malek 90", "Malek 97", l’artiste sort "Malek 2000", un album entièrement enregistré au Maroc qui comporte 11 titres dont un duo avec Saïda Fikri, "Had Saghir". Puis, "A Tanger". Une chanson qui célèbre cette ville affriolante.
En 2000, Malek a répondu présent à l’action humanitaire du Ruban Rouge qui encourage le public à adopter des orphelins du sida. Et ce, en donnant un minimum de 10 dollars en échange d’une fleur virtuelle sur Internet... Malek a offert, en soutien à l’association, un "M" en or représentant la première lettre de son nom, un geste apprécié par toute la famille du Ruban Rouge.
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MessageSujet: Re: Musique : Malek   Mer 29 Aoû - 12:57

Chanteur compositeur, il est l’un des rares artistes à dire qu’il vit (difficilement) de son métier. « Nous travaillons pour les pirates, c’est eux qui vivent de notre travail, pas nous ».
Injustice ? c’est peu dire. C’est tout un secteur aux potentialités productives insoupçonnables, celui de la musique, qui est pris en otage par des trafiquants de cassettes qui, dans l’impunité totale, se plaisent à détourner la propriété intellectuelle d’autrui à leur seul profit.

Comment expliquer le contraste, plus que criant, entre la richesse et la diversité dont tout le monde parle s’agissant de la musique marocaine, et l’absence de vedette de stature arabe et encore moins internationale, sinon par l’absence d’une production musicale structurée et viable qui englobe aussi bien l’édition que l’animation en passant par la réalisation et la promotion ? En fait, il s’agit d’une industrie qui, comme telle, a besoin d’un tissu d’entreprises de production, de promotion et d’animation, pour assurer un niveau respectable de croissance à la fois quantitatif et qualitatif de production ; générer des emplois et des richesses qui profitent à tout le monde.

Or, comment une telle industrie pourrait-elle s’installer quand elle est confronté à tous les entraves imaginables qui oeuvrent toutes à la saper à la base. Le piratage est entre tous, le plus redoutable. « Beaucoup de sociétés de production ont été contraint de mettre la clef sous le paillasson , celles qui survivent ont de moins en moins envie de produire des artistes connus » affirment Malek. Et pour cause. La production des chanteurs anonymes ne coûte pas grand chose et en plus, il ne sont pas trop regardant sur ce qu’advient de leur produit. On l’a dit, le piratage fausse tout.

Malek en sait quelque chose, non seulement en tant que chanteur-compositeur, mais également en tant que producteur avant de s’en mordre les doigt .
Pourtant l’itinéraire de Malek, son talent, aurait pu le mener très loin.
C’est à 14 ans qu’il se découvrit un talent de poète. Le lycée, l’adolescence, les belles filles, le temps des fleurs quoi ; et comme tous les jeunes de son âge, Malek était beau et croyait lui aussi au ciel.
A 16 ans, il commence déjà à gratter la guitare, Brel, Brassens, Piaf, Serge Reggiani, Gilbert Becaud, ont pignon sur rue et il est difficile de ne pas succomber à leur influence. Nous sommes dans les années 70.
C’est à Montpellier, où il s’est rendu pour terminer ses études, que le Jeune Malek, affronte pour la première fois le public. Il commence déjà à faire les cafés théâtres avec un groupe. Il réussit même à éditer un 45 tours sous le titre : Une Mère.

C’est alors qu’il décide d’abandonner les études pour se donner tout entier à sa passion : la musique. En 81, c’est la sortie de son premier album : La Mal-vie, une très belle chanson qui connaît un grand succès. Bientôt suivie d’autres, 8 album en tout.
L’influence de Brel est manifeste dans certains, mais déjà le cachet Malek prend de l’ampleur. Un cachet fait d’une double culture, celle française du côté de la mère, Marie-Louise Belarbi pour ne pas la nommer : « une dame de culture qui m’a élevé dans la tolérance ».
Celle marocaine aussi, le père, Oujdais de naissance et dont Malek garde les marques dans sa musique, le parfum raï. La parfaite harmonie avec Hamid Bouchnak viennent-ils de là ? Sans doute. « J’assume ma double culture et j’essaie au mieux d’en faire une source de créativité » dira Malek.

A la fin des années 80, Malek et quelques autres artistes dont Hamid Bouchnak, Mouskir, Saïd Fikri, Sidonie et d’autres, dans un élan d’enthousiasme, ont cru pouvoir s’investir dans la production en créant Maya Productions. L’idée était de mettre leurs efforts et leurs talents en commun au service de la promotion de la chanson marocaine. Après tout, les société de productions n’étaient pas légion et tout reste à faire dans le domaine. C’est ce qui se fait dans les autres pays où la musique est une véritable industrie. Pas au Maroc malheureusement. Malek est ses amis ne tarderont pas le découvrir.

Encore une fois à cause du piratage. On imagine la suite. « Nous ne sommes pas les seuls à abandonner, d’autres sociétés de productions ont été contraintes à fermer boutique ».
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