akenaton posteur commodore


 Inscrit le : 21 Mar 2006 Messages : 483 Localisation : France - Maroc
| Sujet: Sida dépistage Ven 24 Nov - 14:49 | |
| Le Conseil National du Sida propose de renforcer et d'améliorer le dépistage
A quelques jours de la journée mondiale de lutte contre le sida, le Conseil National du Sida (CNS) a rendu public son rapport sur l'évolution du dispositif de dépistage du VIH en France. Malgré plusieurs millions de tests de dépistage du VIH chaque année en France, 18.000 à 61.000 personnes ignorent être porteuses du virus, selon le Conseil national du sida qui recommande "d'optimiser le dépistage" pour améliorer accès aux soins et prévention.
Quelque 106.000 à 130.000 personnes étaient séropositives ou malades du sida fin 2005 en France, selon les estimations, mais 18.000 à 61.000 ignoraient leur contamination, relève le Conseil national du sida (CNS) dans un rapport rendu public jeudi.
"L'enjeu du dépistage, c'est la prise en charge précoce des malades" afin de permettre aux patients "d'être suivis et traités au bon moment de manière efficace", et c'est aussi une question de prévention, selon le Pr Willy Rozenbaum, président du CNS. "Une personne qui se sait contaminée a énormément plus de chances de modifier son comportement qu'une personne qui l'ignore", a-t-il relevé lors d'une conférence de presse, pointant l'impact du dépistage sur le risque de transmission du virus.
Pour les malades, un retard de dépistage entraîne une surmortalité. Or, en France, plus de 35% des patients accèdent aux soins alors qu'ils ont déjà déclaré la maladie (stade sida) ou que leur immunité est déjà très altérée (taux de lymphocytes CD4 inférieur à 200 par mm3), souligne le rapport, en se référant à une étude récente. Avec un tel retard, la mortalité est "quatorze fois plus importante dans les dans les six mois qui suivent l'entrée dans le système de soins", a relevé le Pr Rozenbaum.
Près de la moitié (45%) des personnes chez lesquelles un sida a été diagnostiqué en 2004 ignoraient leur infection par le VIH, selon une étude de l'Institut de veille sanitaire publiée l'an dernier. Pourtant, près de 5 millions de tests de dépistage du sida sont effectués chaque année en France, sans compter les 2,8 millions de tests concernant les seuls donneurs de sang, a précisé le Pr Rozenbaum.
Fort de ce constat, le CNS recommande d'élargir les propositions de dépistage, en particulier dans les régions à forte prévalence du VIH/sida (Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte d'Azur et DOM), et d'améliorer les conditions dans lesquelles ces tests sont proposés et leurs résultats expliqués. La discussion avant les tests vise "à préparer les gens à un éventuel résultat positif, à évaluer les risques, préparer la prévention", explique le Pr Rozenbaum. Au moment de la communication des résultats, il faut "expliquer aux gens positifs ce qu'ils doivent faire et à ceux qui sont négatifs comment le rester", résume-t-il. Or, cette pratique de "counseling" est "très inégalement réalisée" dans les 353 Consultations de dépistage anonyme et gratuit (CDAG), où sont effectués 7% des tests et constatés 11% des cas de contamination, voire "mal ou pas du tout" lors des autres dépistages, regrette-t-il. Les médecins, trop "intrusifs" dans leurs questions ou manquant de temps, auraient un rôle "dissuasif", selon certains patients. D'où la recommandation formulée dans le rapport de former les généralistes à cette tâche.
Les populations à risques (dont les homosexuels) doivent être "incitées fortement au dépistage", les CDAG devant accueillir plus spécifiquement les personnes fragilisées "à fort risque d'exposition". Au delà des tests, les CDAG pourraient aussi proposer l'accès au traitement. |
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akenaton posteur commodore


 Inscrit le : 21 Mar 2006 Messages : 483 Localisation : France - Maroc
| Sujet: Sida : les perspectives inquiètent chercheurs et militants Ven 24 Nov - 14:50 | |
| Sida : les perspectives inquiètent chercheurs et militants
Lors de la conférence sur le VIH de Toronto (août dernier), scientifiques, chercheurs et militants ont affiché leurs craintes concernant la communauté gay. Il faut dire que toutes les projections sont pessimistes pour les gays dans les pays riches : les contaminations sont à la hausse. Responsable à Sida Info Service, Pierre-Olivier de Busscher, présent à Toronto, revient sur ces chiffres. Les chiffres concernant les contaminations chez les gays ne sont pas bons. Cela inquiète mais ce n’est pas une réelle surprise. "L’ambiance générale était partagée entre évidence et lassitude. La découverte du problème qu’est le sida chez les gays n’est évidemment plus une nouveauté et les mauvais chiffres sont régulièrement publiés, explique Pierre-Olivier de Busscher, responsable à Sida Info Service. C’est d’ailleurs un des effets négatifs de ce type de conférence qui globalise et relativise tout. Concernant les gays, nous avons eu la confirmation de données inquiétantes pour les pays occidentaux et pour les pays émergents, Thaïlande par exemple mais aussi certains pays de l’Est, l’affichage d’un volontarisme en matière de prévention comme celui que nous avons connu, ici, il y a vingt ans. C’était comme si, il y avait deux niveaux de réalité pour les gays. Une chose est certaine, il est clair que dans les pays industrialisés (Etats-Unis, Australie, Canada, pays d’Europe...) les homosexuels restent une priorité de santé publique. C’est moins le cas ailleurs. N’oublions pas que cette conférence mondiale sur le sida est désormais principalement axée sur l’Afrique et l’Asie."
Du côté des politiques et stratégies de prévention, la conférence n’a pas donné lieu à des annonces fracassantes. "Il n’y a pas de nouveautés réelles, note Pierre-Olivier de Busscher. En revanche, une campagne australienne réalisée à partir de témoignages de séronégatifs qui le sont restés, me semble être une bonne piste à exploiter. Les résultats montrent qu’elle a eu un impact et qu’elle n’a pas été vécue comme discriminante par les séropositifs. Il faut dire qu’elle présente des témoignages réels et pas des cogitations de publicitaires. La parole des séronégatifs est intéressante dans le contexte d’aujourd’hui qui voit d’un côté des jeunes gays qui connaissent l’essentiel en matière de VIH mais accusent tout de même quelques lacunes, et de l’autre des gays de 35/45 ans qui ont joué le jeu de la prévention pendant de longues années et se mettent à faire n’importe quoi aujourd’hui. Je pense d’ailleurs que notre défi principal porte sur cette question des aînés, des difficultés à maintenir la prévention à long terme. C’est d’autant plus sérieux qu’il n’y a pratiquement pas d’études sur les gays âgés."
La question du "sérotriage" n’a que très peu été abordée. "Il s’agissait d’une étude comparative des résultats de plusieurs études qui, hélas, n’a rien donné d’éclairant. On manque trop d’études pour qu’un tel travail ait un intérêt à l’heure actuelle" avance Pierre-Olivier de Busscher. "La question de la santé gay a été abordée à Toronto, mais dans le cadre d’une réflexion sur "la santé LGBT". Il faut arrêter les confusions. Il n’est pas certain que transsexuels et gays soient confrontés aux mêmes problèmes." |
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